La vulnérabilité de ces nouveaux moyens de déplacement

Aujourd’hui la mobilité est au cœur des réflexions de toutes les villes

Notre monde va de plus en plus vite, la technologie automobile n’a jamais été aussi performante, les transports en commun sont de plus en plus nombreux et pourtant nos centres villes sont saturés.
Chaque salarié français perd, en moyenne, 23 heures de leur temps dans les bouchons chaque année et jusqu'à 65 heures en Ile de France.

De nouveaux modes de transports, électriques ou non, s’invitent naturellement dans nos paysages urbains tels que la trottinette, les rollers, le vélo et l’overboard.
Lorsque la vitesse moyenne est de 16km/h pour les conducteurs de voiture en ville, la trottinette électrique est une alternative à étudier. Mais ce n’est pas sans risque... Une tendance ou une révolution dans nos déplacements ?

Ce que dit la loi aujourd’hui

Pour les trottinettes électriques et overboards aucune législation n’a été mise en place ce qui provoque une vraie difficulté dans le partage de voie publique. Nous attendons avec hâte une loi définissant les droits et obligations de chaque usager, celle-ci devrait voir le jour courant de l’année 2019.

Ce qui est certain, c'est que le trottoir n’est pas une voie de circulation adaptée pour ces nouveaux modes de circulations urbain. A partir du moment où la trottinette a la capacité d’aller à une vitesse plus importante que 25 km/h, elle devra être homologuée pour la route. Pour les autres, il sera nécessaire de trancher et organiser leur place dans les villes.

Pour rappel, les automobilistes souhaitant dépasser une trottinette ou un overboard devront le faire dans les mêmes conditions qu’un dépassement de cycliste (sous peine d’une perte de 3 points) :
  - Respecter les distances de sécurité latérales, 1 mètre en agglomération et 1,5
    mètres hors agglomération
  - Procéder à un dépassement par la droite.

Concernant les trottinettes non électriques et les rollers, ils doivent circuler uniquement sur les trottoirs, respecter les feux tricolores et emprunter les passages protégés (articles R. 412-36 à 43 du code de la route). La vitesse
maximum pour se déplacer sur un trottoir est de 6km/h.

Les accidents sont en forte hausse pour les trottinettes électriques

La réglementation n’impose pas (encore) le port du casque et cela n’invite pas les usagers de trottinettes électriques à s’en munir (seulement 4% des usagers déclarent porter un casque en 2017).
La conséquence est lourde : 284 blessés et 5 tués en 2017. Les blessures à la tête représentent 40% d'entre eux.


Finalement, même si conduire une trottinette est d’apparence simple, ce n’est pas le moyen de transport le plus maniable. Elle dispose de petites roues ce qui augmente le risque d’accrochage dans un milieu urbain peu régulier, une stabilité fragile qui provoque rapidement la chute, un angle de braquage faible et une quasi absence d’amortisseurs. 

La trottinette est donc une alternative séduisante mais risquée. Il faut que sa conduite soit rapidement encadrée et que chaque usager adopte une conduite prudente et citoyenne.



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